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[CONGO YOU] J’ai testé pour vous : avoir le palu !

[CONGO YOU] J'ai testé pour vous : avoir le palu !

Siroter une piña colada sur un transat face au lagon mauricien, c’est vraiment surfait ! J’ai préféré tester pour vous « avoir le palu à l’Ile Maurice ».

Tiens, je me sens un petit peu fébrile, je vais profiter de la chambre d’hôtel pour me reposer, le ski nautique attendra… Mais pourquoi j’ai de la fièvre ? Ah, c’est sans doute le poisson cru que j’ai mangé hier soir, une petite sieste et ça ira mieux. Ouhaou j’ai dormi 2 heures ?!? mais pourquoi je suis toujours autant fatiguée et fiévreuse ? Je ferai mieux de consulter le médecin, il me donnera un petit remontant pour profiter pleinement de ce dernier jour de vacances.

« - Madame, d’après tout ce que vous me décrivez ; que vous avez de la fièvre, des courbatures, que vous êtes fatiguée et surtout que vous vivez en Afrique, je pense que vous avez le palu, il faut partir à l’hôpital pour faire les tests sanguins.

- Très bien, mais dans combien de temps aurons-nous les résultats ? Nous rentrons demain au Congo.

- Alors dans ce cas-là je vais vous prescrire du paracétamol parce que nous n’aurons pas les résultats avant lundi et vous serez déjà repartie de l’Ile Maurice.

- Oui effectivement, donnez-moi des sacrées doses alors parce que le voyage va être long. »

Oh que oui ! Il fut long ce voyage, avec un départ à 6 heures du matin, 2 vols de plus de 4 heures chacun, un transit de 5 heures avec des enfants en bas âge, je n’avais qu’une envie, c’était de me mettre dans mon lit.

C’est évidemment ce que j’ai fait en arrivant à la maison et là, me voilà prise de tremblements incontrôlables de frissons et de sueurs froides insupportables, un bon bain chaud a calmé tout ça afin de passer une bonne nuit, oui elle fut bonne, l’épuisement ayant raison du soi-disant palu.

En revanche, le lendemain matin, ni une ni deux, départ pour la clinique et là, il n’a pas fallu longtemps pour que le verdict tombe, c’est bel et bien une crise de palu, avec à la clé un taux de parasites qui frôle les sommets, ce n’est pas étonnant, ça fait quelques jours que je me le trimballe ce truc là.

C’est parti pour un petit séjour à la clinique avec pour meilleurs compagnons la quinine, le paracétamol et bien d’autres encore pour parfaire le cocktail de  la perfusion.

Après 4 jours de traitement, je peux enfin sortir, adieu les maux de têtes, nausées, courbatures et autres réjouissances de la maladie.

Mais ne nous réjouissons pas trop vite, l’adieu est peut-être un peu trop enthousiaste, après tout, il y a 11 mois, n’ai-je pas déjà été piquée par un vilain moustique qui m’avait filé le palu ?!?