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Cinéma

Force est de constater que le cinéma congolais n’est pas au mieux.
Inexistence de salles de projection, carence de politique de promotion, le cinéma congolais est un véritable laissé-pour-compte.

Et pourtant, dans les années 70 le film congolais a connu « ses lettres de noblesse ». On peut citer La rançon d’une alliance (1973), long métrage de Sébastien Kamba tiré d’un roman de Jean Malonga. Le Congo était ainsi un des premiers pays d’Afrique francophone à mettre à profit cette relation cinéaste-écrivain, du roman au film.
Ont suivi, à partir des années 1978, La Chapelle, Les lutteurs, longs métrages de Jean-Michel Tchissoukou ; Médecin tradi-moderne, le réveillon de Noel, respectivement court-métrage et téléfilm de Sébastien Kamba, Cinquantenaire de Brazzaville de Bernard Lounda. Puis d’autres films, notamment de cinéastes de la diaspora, Alain Léandre Baker avec Un pygmée dans la baignoire et Diogène à Brazzaville (sur Sony Labou Tansi) ; Camille Mouyeke avec Voyage à Ouaga ; Pierre David Filla avec L’homme-mémoire et Matanga.

Mais les timides élans du film congolais des années 70 se sont brisés avec les guerres récurrentes des années 90 et la disparition des salles de projection. En effet, aujourd’hui les salles de la capitale ont été vendues à des groupes religieux dits « de réveil » qui les utilisent comme lieu de culte. C’est ainsi que l’offre faite au public congolais se réduit à une variété de films d’action américain, des variétés musicales de RDC et des films pornographiques projetés dans des petites salles étouffantes et inadaptées avec pour seul matériel un magnétoscope et un téléviseur.

Malgré tout, l’avenir pourrait s’avérer moins morose si on en croit Sébastien Kamba, président de l'Association des cinéastes congolais car pour lui cela ne fait aucun doute, les cinéastes congolais ne manquent pas de talent. Il cite notamment des jeunes formés dans de grandes écoles de cinéma tels que Charles Nouma, Thérèse Batalamio, Roch William Ondongo, Bernard Mbounda ou Julio Nzambi.

Il est vrai que la création du collectif To Zali réunissant 14 réalisateurs est plutôt porteuse d’espoir tout comme l’est le Corecip (Comité de relance du cinéma congolais) créé en 2008 et dont les objectifs sont, entre autres, de regrouper tous les cinéastes congolais, afin de mener une lutte commune.

claudia-haidara-yokaamog-lemraEt puis, si le salut doit venir du « dehors », notons que le Congo s’est illustré lors de la onzième édition du Festival International du film Panafricain de Cannes qui s'est tenue du 23 au 27 avril 2014. Avec Claudia Haidara-Yoka*, membre du jury de cette édition, Amog Lemra, en compétition officielle pour son film Entre le marteau et l'enclume, et Tima Ouamba, auteur et réalisateur venu présenter la version bande dessinée de son œuvre Terre pourpre, le Congo était bien représenté.

L’association Clap Congo créée par Claudia haidara-Yoka voilà 10 ans a profité de cette tribune privilégiée pour organiser une conférence mettant en avant les atouts d’un cinéma d’auteurs indépendants congolais. Pour illustrer leurs propos, le film d'Amog Lemra a été projeté le soir même et au soir de la clôture du festival, Amog Lemra eut la bonne surprise de recevoir le Dikalo Award avec une mention spéciale du jury pour son film Entre le marteau et l'enclume. A noter que Bernard Oheix Ancien directeur de l’événementiel au Palais des Festivals de Cannes lui fait la part belle dans son blog (voir sources).

4 réalisations à son actif : Brazza blues 2002, Bozoba 2003, Manigance 2006 et Mère chef 2008

Sources : 100 pour 100 culture ; Adiac Congo ; blog d’Emmanuel Dongala, les chroniques de France Inter ; la semaine Africaine ; Objectif Cinema ; Journal de BrazzaCCF BrazzaBernard Oheix ; Films du PaquebotAll Africa

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