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Portrait du Consul de France Joël Renou

C’est très aimablement que Joël Renou a reçu dans sa résidence l’équipe de Vivre au Congo. Notre consul s’est volontiers prêté au jeu de nos questions ; nous vous en livrons l’essentiel.

Pouvez-vous vous présenter et nous en dire un peu plus sur votre parcours ?

Entré en 1979 à la Direction Immobilière des Affaires Etrangères, qui a des activités à travers le monde, je n’ai pas quitté le Ministère jusqu’à aujourd’hui. J’y ai occupé différentes fonctions au sein de la sécurité, du service administratif et financier, à la Direction des Français à l’étranger puis à la Sous-Direction des visas, jusqu’à être nommé en 2014 Consul Général de France à Douala. 

J’ai pris mes fonctions à Pointe noire le 3 septembre dernier.

Après 4 ans au Cameroun, quelles sont vos premières impressions en arrivant au Congo ?

J’étais déjà venu au Congo en 1997 pour reconstruire les installations de l’ambassade de Brazzaville détruite par la guerre civile. Le contexte était considérablement plus difficile qu’aujourd’hui. 

Avec ses 1.2 millions d’habitants, Pointe Noire est une petite ville à coté de Douala qui en compte 3.6 millions. C’est une ville à taille humaine où j’ai été très heureusement surpris par la propreté de ses rues. Les hommes en bleu d’Averda y font un travail formidable. Le sourire et la gentillesse des Congolais m’ont également frappé à mon arrivée.

Quelle est votre journée type ? vos objectifs le matin en allant travailler ?

Consulat de Pointe-Noire

Trois activités principales qui dirigent mon action au quotidien et celles des 18 personnes qui travaillent au Consulat :

  • Etre le relais de l’ambassade de France c’est-à-dire suivre les activités économiques et culturelles dans lesquelles l’ambassade de Brazzaville s’est engagée. Par exemple : l’Institut Français du Congo, l’Agence Française de Développement, le Service de coopération d’actions culturelles, la lutte contre la violence…
  • L’activité consulaire qui consiste à délivrer aux ressortissants français les cartes d’identité, les passeports, et d’assurer l’enregistrement de leur état civil (naissance, mariage, décès…).
  • Le service des visas délivre en moyenne 4200 à 4900 visas par an

Des projets pour votre mandat ?

Bien sûr ! Un mandat dure en moyenne entre 3 et 4 ans, il y a des choses à faire. 

J’aimerais simplifier la vie de nos compatriotes à travers la facilitation des démarches administratives (dossier de demande de passeport bientôt en ligne) et l’accélération des temps de traitement des dossiers (15j pour obtenir un passeport ou une carte d’identité). 

De manière très pratique, l’ouverture du Consulat se fait à présent dès 7h30 pour pouvoir y passer avant d’aller travailler.

Je souhaite développer une communication de proximité – la newsletter bimensuelle récemment mise en place a pour objectif d’apporter l’information directement à nos compatriotes.

Souhaitez-vous partager une anecdote ou bien une rencontre qui vous a marqué ?

Deux choses m’ont marqué. La première beaucoup plus triste : Le jour de ma prise de fonction nous apprenions le décès de deux de nos compatriotes en avion. Mes pensées vont à leur famille et proches.

Pour la seconde : J’ai été très sensible au chaleureux accueil que m’ont réservé les autorités locales : Maire, Préfets et Commandant de zone. Cela ne peut augurer que d’une bonne collaboration.

La situation économique du pays est compliquée. Comment envisagez-vous 2019 ?

La crise économique a marqué le pays. Nous avons perdu près de 600 ressortissants français depuis 2015 (4375 ressortissants français inscrits aujourd’hui) et l’Etat congolais a fait le constat de près de 40 000 licenciement locaux.

Le FMI s’est dit prêt à travailler avec le Congo pour l’aider à surmonter cette crise. Je pense que l’état congolais répondra aux demandes du FMI afin de relancer au plus vite l’économie.

 Je reste optimiste pour l’année 2019 où d’autres secteurs sont encore à développer comme celui d’internet et des télécommunications. Parlons également de l’investissement de Bolloré, à travers sa filiale Vivendi, qui offrira à Pointe Noire une salle Multiplex de cinéma et de concert. Autonome énergétiquement grâce à l’énergie solaire, ce bâtiment ouvrira ses portes à Mpita dans les prochains mois. 

Quels conseils donneriez-vous à un(e) futur(e) expatrié(e) au Congo ?

Même si c’est aujourd’hui facultatif, je lui conseillerais de venir s’inscrire au Consulat. Ainsi il/elle bénéficiera des informations diffusées par le Consulat, simplifiera ses démarches administratives et en cas de crise, sera localisable et pourra bénéficier de notre appui.

Ensuite je lui suggérerais de regarder les différents sites internet qui pourront l’aider dans son installation : Pointe Noire Accueil, les Marraines de Pointe Noire et bien sûr Vivre au Congo !

Texte et crédit photo: Claire Krotoff