joao 1er nzinga nkuyuEn 1482, après les premières reconnaissances effectuées par des navigateurs portugais, l'explorateur Don Diégo Cao atteint l'embouchure du Congo. Les portugais s'y établissent et transforment la capitale du royaume, Mbanza Kongo (au nord de l’actuel Angola), en une ville d'aspect européen qui compta jusqu'à 40000 habitants et qu'ils nommèrent San-Salvador (1) 

Leur entreprise d’évangélisation du royaume est assez rapidement couronnée de succès au moins auprès de la classe dirigeante, qui voit dans la christianisation un outil susceptible de renforcer son pouvoir en le sacralisant. Les rois prennent alors des noms chrétiens : João Ier, Afonso Ier, Alvaro Ier. Mais c'est le trafic d'esclaves, qui derrière le vernis de la christianisation, va être le vrai ciment des liens avec les Européens.

Cette traite négrière qui s’exerce le long des côtes et à l’intérieur des royaumes kongo et Téké crée d’énormes ponctions démographiques sur tout le territoire. Le Royaume Kongo devient un huit clos de tensions entre rois rivaux, de révoltes de vassaux, d’affrontements avec les Portugais et de régression du commerce. A partir du XVIIIe siècle, il n’est plus qu’une contrée oubliée.




 


(1) En 1636, une invasion des Jaga (Djaga ou Njagga), peuple de l'intérieur, ruine la capitale et marque le terme de la domination portugaise qui ne se maintient qu'en quelques points de la côte (enclave de Cabinda, et Angola, plus au Sud).

Sources : http://www.africafederation.net / John Henrik Clarke (hunter.cuny.edu), site des historiensducongo.

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