andre gidealbert londresDES TEMOINS DE L’EPOQUE DES GRANDES CONCESSIONS : André Gide et Albert Londres

André Gide (1869-1951)

André Gide a passé près d’un an en Afrique Equatoriale Française (AEF), de Juillet 1926 à mai 1927, chargé de mission par le gouvernement. L’AEF est le nom donné au gouvernement général créé en 1910 regroupant en fédération les quatre territoires français de l’Afrique Equatoriale : le Gabon, le Moyen-Congo (aujourd’hui Congo-Brazzaville), l’Oubangui-Chari (aujourd’hui Centrafrique) et le Tchad. Il fera à son retour un rapport sur les grandes Compagnies concessionnaires, dénonçant les exactions de certains de leurs agents. Ce rapport déclenchera une enquête administrative et un débat à la Chambre.

Albert Londres (1884-1932) et Terre d’ébène

Albert Londres part quatre mois en Afrique noire en 1927. A son retour, il écrit « Terre d’ébène », violent réquisitoire sur les malheurs de l’Afrique. Publié en mars 1929, ce livre-reportage suscite de furieuses polémiques, la presse coloniale se déchaine, Albert Londres fut accablé de toutes les insultes de l’époque.

Le gouverneur général de l’AOF (Afrique Occidentale Française) se voit même contraint d’organiser un « voyage de presse » pour journalistes et parlementaires afin de combattre l’effet produit par les dénonciations de Londres. Ce dernier s’est défendu avec cette phrase célèbre : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »

 

Back to top