languesLa langue officielle de la République du Congo est le français. A ce titre, elle est l'unique langue d'enseignement dans tout le cursus scolaire et universitaire.

Pour ce qui est des autres langues, les bantous étant majoritaires au Congo Brazzaville il n’est en rien surprenant que les plus importantes du pays appartiennent à la famille bantoue : il s’agit du munukutuba, du kikongo, du lingala, du mboshi et des langues tékés, ainsi que quelques autres langues. Le lingala, la «langue du fleuve», est parlée dans le Nord et à l’est, tout le long des cours d’eau; le munukutuba (ou kituba), la «langue du chemin de fer», est, elle, parlée principalement dans le Sud. 

Le français tient une place privilégiée non seulement du fait de son statut de langue officielle mais aussi parce que selon l'université Laval, « en raison des guerres civiles qui ont secoué le pays, la langue française est devenue une langue-refuge pour les différentes factions armées lors des nombreuses guerres civiles dans le pays, les locuteurs incompétents en munukutuba, en kikongo ou en lingala préférant s'exprimer en français pour des raisons de sécurité (représailles liées à leur ethnie d’origine) ».

Au Congo-Brazzaville, le français a acquis une coloration locale très prononcée. Jetez un coup d’œil au lexique ci-dessous. Il renferme nos mots ou expressions favorites: 

A tout moment !  A la prochaine! A un de ces jours! Au revoir!
Ambianceur  1- Homme qui affectionne les fêtes, et qui, en particulier, fréquente souvent les boites de nuit. (Syn. VIVEUR) « La SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes). »
2- Homme qui sait mettre de l'ambiance. Remarque: le féminin qui en principe serait "ambianceuse" est très rarement employé.
Boire  (t. estudiantin) faire mauvaise prestation ("sécher") lors d'une épreuve d'examen. « Hier, on a tous bu en maths.
Bouger s'absenter, faire un tour (quelque part) « Là il a bougé; si vous voulez le voir, repassez plus tard. »
Bureau  n.m. partenaire féminin, maîtresse. Employé sous la forme "deuxième bureau" (voire 3ème, 4ème...), le premier bureau étant non pas l'épouse légitime, mais le lieu de travail d'un homme qui abuse de ce prétexte pour s'absenter du foyer conjugal.
Cent-cent  n.m. taxi "collectif" où chaque passager paie sa place (malheureusement + de cent francs aujourd’hui) même pour des destinations différentes; le taxi ne démarre que lorsqu'il est suffisamment rempli.
Chef  n.m. (en fait employé sans article) 1- appellation destinée à une personne à qui on s'apprête à demander un service, une faveur... 2- iron. appellation destinée à une personne qui fait la grosse tête. (syn. PATRON).
Cfa [sefa] adj. pour qualifier une réalité congolaise, voire africaine. « l'heure Cfa » fait référence au manque de ponctualité. « l’âge Cfa » dénote le doute sur la date de naissance mentionnée dans un document.
Cité n.f. zones à habitat traditionnel dominant, par opposition au centre-ville. «Les fruits sont moins chers à la cité. »
Clair(e) adj. au teint clair (en parlant d'une personne). (syn. BRUN, MOTANI).
Coiffe n.f. coupe de cheveux, façon de les disposer. « Tu as vu sa coiffe! On dirait Tyson... »
Coopération sud-sud loc. populaire et même argotique, faisant référence à l'entraide d'amis, ou personnes financièrement limitées.
Comment !? Interjection, diminutif familier pour comment vas-tu/ allez-vous?, Quoi de neuf. On dit également "c'est comment?".
Du bruit !Expression ironique signifiant silence!
Dribblertromper, duper. « Le gars-là n'est pas honnête, il veut me dribbler. »
Féticherfaire des fétiches pour ou contre quelqu'un, ou quelque chose (un événement...) « Ils ont fétiché au village pour gagner le match de demain. »
Farceur, eusen. & adj. personne qui manque de sérieux, sur qui on ne peut compter. « Toi tu es un farceur, tu avais dit à midi et c'est maintenant que tu arrives! »
Goudronn.m. voie bitumée (généralement une artère principale), pour faire la différence, en zone urbaine, avec les rues en terre. « On habite juste au bord du goudron. »
Long. Longueadj. de grande taille (s'agissant d'une personne).
Lancermettre des habits neufs, nouvellement acquis (ou des chaussures). « Je vois que tu as lancé! »
Papan.m. 1-père. A noter que la réponse d'un enfant à son père lorsque ce dernier l'appelle est "papa" (au lieu de "oui"). 2-appellation ironique d'un jeune par une dame âgée, ou plus généralement, emploi dans le sens de mon cher! 3-façon familière d'appeler un oncle, suivi de son nom.
Parisienn.m. 1-Congolais vivant ou ayant vécu à Paris, et par extension, en France, et qui a adopté un mode de vie particulier (langage, habits, maquillage, coupe de cheveux...) 2-Par extension, toute personne ayant adopté un tel style de vie. « Comme dit mon vieux, heureusement que tous les jeunes ne sont pas des parisiens! »
Parcellen.f. usage très fréquent, au détriment de propriété. « Il y a eu un accident juste devant notre parcelle. »
Pékinn.m. partie (souvent comble) des gradins du grand stade de Brazzaville. « Lui, il part toujours s'asseoir au pékin. »
Radio-trottoirn.f. téléphone arabe, pour faire référence à l'origine d'une information qui n'est encore qu'une rumeur grandissante. (Radio Pointe Noire parmi les expats)
Tantinen.f. façon familière d'appeler une dame plus âgée que soi, et que l'on connaît déjà. Il peut d'ailleurs s'agir d'une tante. On peut faire suivre "tantine" du nom (ou prénom) de cette dame.
Ya(contraction du lingala yaya (grand frère, grande soeur)) préfixe le prénom d'un(e) aîné(e). « On a croisé ya-Pauline à la gare. »

Morceaux choisis à partir du blog de Jacky maniacky : http://www.bantu-languages.com/fr/lex.html

Quelques mots en langues vernaculaires 

LINGALA
MUNUKUTUBA
FRANCAIS
Mbote
Mboté ya béno
Bonjour
Mokano
Matondo mingui
Merci
Melesi
Kima ya kou noua
à boire
Kolia
Kima ya kou dia
manger
Mayi
Maza
l'eau
Mbisi
Mbissi
poissons
Soso
Soussou
poulet

 

 

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