Les religions dites « classiques »

basilique-ste-anne-brazzavilleLe Congo-Brazzaville est un des pays d'Afrique où l'influence du christianisme est la plus forte. Bien que les chiffres ne correspondent pas vraiment d’une source à l’autre* on s’accorde sur le fait que la religion chrétienne (ici : catholique, protestante, Eglises du Réveil)  serait la plus suivie.

*Les chiffres varient notamment en raison des définitions qui peuvent varier et de la projection qui ne se basent pas sur les mêmes variables.

  • Chiffres du ministère des Affaires Etrangères français : Christianisme (90%) Islam et Animisme.
  • Chiffres issus du CIA Worldfactbook (Est 2010) : Christianisme (77.5% avec Eglise catholique 33.1%,  Eglises du renouveau ou du réveil 22.3%, Protestants 19.9%, Armée du Salut 2.2%), Islam 1.6%, Kimbanguiste 1.5%, Autre 8.1%, Sans religions 11.3%.
  • Chiffres du Portail national du Congo (Congo Site) : Christianisme 50 %, Animisme 48 %, Islam 2 % {/jb_iconic_arrow}
  • Chiffres issus du World Christian Database (2005) : 89.79% chrétiens ; 4.76% animistes ; 1.39% musulmans
  • Chiffres de l’ambassade américaine : Environ 50% chrétiens (parmi lesquels 90% catholiques, les autres protestants, les méthodistes, les adventistes du septième jour, les membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (mormons), et les Témoins de Jéhovah) ; 48% animistes ; 2% musulmans (souvent migrants d’Afrique de l’Ouest, Liban et Afrique du Nord). Le reste de la population appartiendrait à des groupes messianiques ou ne pratiquerait aucune religion tandis qu’une petite partie suivrait le Kimbanguisme, mouvement syncrétique né en RDC.

Quoi qu’il en soit, la religion et les congolais sont intimement liés. Croyants pratiquants ils accordent une importance toute particulière à la religion (rituels religieux, messes dominicales et  manifestations) quelle qu’elle soit.
On trouve de très nombreux points de rassemblements religieux, églises, temples, cathédrale en ville mais également des lieux plutôt rustiques où  un simple barnum et un micro suffisent à donner l’office dominical.

Il faut tout de même souligner que les religions classiques coexistent toutes avec l’animisme. Il existe une phrase populaire au Congo qui dit «le chrétien et le musulman prient tous deux leurs dieux respectifs avec un fétiche dans la poche ».

Les croyances aux couleurs de l’Afrique : animisme 

animismeDéfinition : Si l’on en croit la définition de l’Encyclopédie Universalis, le terme « animisme » désigne dans son sens général la croyance aux âmes et aux esprits. Dans son sens spécial il se réfère à la théorie d’Edward B Tylor (1832-1917) selon laquelle la croyance aux esprits représente la 1ère phase de la religion. Cette théorie a rendu populaire les 2 sens du terme animisme. 

Ici, au Congo et en Afrique dans son ensemble il semblerait qu’il s’agisse davantage d'une manière de voir le monde que d'une reconnaissance spécifique d'un Dieu, l'animisme, dans ses multiples composantes, pose que tout est doué d'une âme, les arbres, les animaux ainsi que les rochers, comme si un monde d'âmes enveloppait le monde physique. Le croyant doit donc avoir un rapport respectueux avec son univers et les rituels permettent une communication avec l'autre monde.

Une grande majorité des Congolais sont en effet familiers des croyances traditionnelles, une croyance en une force essentielle source de vie qui anime le corps. Cette force quitterait le corps à la mort et deviendrait un esprit ancestral. Ces esprits continuent à être actif parmi les vivants de la même famille, soit en les punissant soit en leur faisant du bien. Certains anciens esprits ancestraux sont priés même par des personnes hors de leur famille. 
Des cérémonies ou des prières collectives aux ancêtres, aux esprits de la nature ou au dieu créateur sont généralement pratiquées dans des lieux sacrés, comme des arbres, des grottes ou des intersections. Ces cérémonies prennent lieu à une heure spécifique dépendant du groupe ethnique.

Dans quelques régions de la forêt, une croyance en différents esprits de la nature est présente. Des fétiches peuvent avoir des pouvoirs surnaturels positifs ou négatifs.  Les sorciers, les devins et les guérisseurs agissent comme intermédiaires pour accéder au surnaturel. 

 

Back to top