Quelques chiffres :

Retard de croissance chez les -5ans : 24% (CNSEE)
Anémie (6 mois-5 ans) :67% (CNSEE)
Anémie chez les femmes :54% (CNSEE)
Mortalité infantile :72.45 pour 1000 (CIA World factbook)
Mortalité maternelle :426 décès pour 100 000 naissances vivantes

situation-sanitaireLes défis auxquels les jeunes congolais sont confrontés sont énormes.
Un enfant sur huit n’atteint pas l’âge de cinq ans. 26% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique. Plus de 80 000 enfants meurent chaque année des suites de paludisme, d’infections respiratoires, de diarrhées, ou de complications néonatales. De nombreuses épidémies comme le choléra et la rougeole sévissent encore et le taux de personnes infectées par le VIH entre 15 et 49 ans est d’environ 3.5%(2007) (3.4% selon les estimations du CIA worldfactbook).

Le VIH/SIDA est la première cause de mortalité chez les adultes et les enfants âgés de 5 à 14 ans.

Le Congo a un ratio de mortalité maternel qui reste élevé avec 426 décès pour 100.000 naissances vivantes*. Quand on sait que près de 90% des accouchements sont assistés par du personnel de santé, ceci pose inéluctablement le problème de la qualité des soins (Déclaration de Madame Barbara Laurenceau) (1).
Bénéficiant d’un appui financier de la banque mondiale et d’un encadrement technique du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le gouvernement congolais a validé le rapport d’évaluation des besoins en soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) lors d’un atelier organisé le 25 mars 2014 à Brazzaville.

Et en termes de santé générale, il est prévu une mise en place de la pérennisation de la gratuité des examens et du traitement antirétroviral de l’infection du VIH, du traitement du paludisme chez les enfants de 0 à 15 ans et les femmes enceintes. 

D’après un  rapport de l’UNICEF, malgré tout, des progrès sont à noter. L'utilisation de la moustiquaire imprégnée d'insecticide a augmenté de 7% (2005) à 93% (2008) soit environ 7.000 vies sauvées; la couverture vaccinale est passée de 50% (2004) à 89% (2008); les fournitures essentielles comme la vitamine A et les moustiquaires imprégnées sont fournies deux fois par an grâce à des campagnes nationales et 35.000 enfants reçoivent un paquet de services essentiels de santé chaque année tandis que 2,150 enfants autochtones sont traités contre le pian. 

Le pian est une maladie tropicale négligée qui atteint la peau, les os et les cartilages.
Il est causé par une bactérie appartenant au même groupe que le germe responsable de la syphilis vénérienne. Néanmoins, la transmission du pian n’est pas vénérienne. En l’absence de traitement, l’infection peut conduire à des déformations ou à des mutilations et à une invalidité chroniques.

Toutefois au Congo, le problème le plus criant est la faiblesse du nombre de praticiens. On compte dépendant des dernières études menées 0.2 médecin pour 1000 habitants ou encore 0.095 docteurs pour 1,000 hbts (2007 CIA WorldFactbook).

De plus, les soins dits « occidentaux » restent prohibitifs car trop onéreux. De ce fait, la plupart des congolais ont recours à une médecine traditionnelle, pratiquée par le guérisseur herboriste. Celui-ci demeure le praticien du quotidien soignant les dysfonctionnements bénins. En cas d’échec, le malade se tourne alors vers une médecine plus spirituelle : le sorcier, féticheur car au Congo le mal ne frappe pas au hasard et aucune mort n'est naturelle.

*560 décès pour 100 000 naissances selon le CIA Worldfactbook en 2010.

(1) Représentante de l’UNFPA

Source : http://www.unicef.org/congo/french/situation_3434.html

Article de l’OMS et www.unfpa-congo.org (Fond des Nations Unies Pour la Population)

 

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