asi publireportage 01Par Raspou

Intervenant en République du Congo depuis 2006, l'ONG ASI (Actions de Solidarité Internationale) a pour mission de venir en aide aux jeunes filles issues de milieux très défavorisés, en situation de rupture familiale et de grande précarité.

Vivant dans la rue, ces jeunes filles mineurs et très vulnérables, luttent pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. L'objectif d'ASI est de les aider à quitter la rue en leur proposant un autre parcours de vie.

Aujourd'hui, l'ONG a besoin de dons, mais aussi de bénévoles, afin de mener à bien les programmes de réinsertion sociales destinés à changer la vie de ces jeunes filles. 

asi publireportage 02Marianne a 21 ans, et un enfant de 5 ans. Le divorce de ses parents ayant laissé sa mère sans ressources, elle s'est retrouvé à travailler sur les marchés de Pointe-Noire, gagnant quelques francs insuffisants pour vivre, en vendant des sachets d'eau. À 17 ans, la vie dans la rue est dure, et Marianne ne mange pas tous les jours à sa faim. Parfois, avec quelques copines, elles se cotisent pour s'offrir une chambre pour la nuit. « à choisir, nous dit-elle, je préférais me passer de nourriture le jour mais avoir un toit pour dormir ».

C'est dans ce contexte d'extrême vulnérabilité qu'elle croise l'équipe mobile d'ASI, un soir vers le grand marché, n'ayant pu s’offre ce soir là, un logement pour la nuit. Consciente de n'être pas en mesure d'assurer un avenir à son enfant, elle n'hésite pas une seconde, et s'engage auprès de l'ONG. « en fait, confesse-t-elle, c'est l'aide que j'espérais, qui est venue à moi ».

Commence alors une médiation familiale, lui permettant de renouer avec son père. C'est chez lui désormais qu'elle vit avec son enfant. Grâce à ASI, Marianne a entrepris un CAP de soudure à la Cité, durant 23 mois. L'idée lui est venu d'un de ses oncles, lui même soudeur, qu'elle avait eu l'occasion de voir travailler par le passé. Tout juste diplômée elle a pu décrocher un stage au sein de l'entreprise Bolloré, afin de parfaire sa formation. « J'espère vraiment être embauchée, avoue-t-elle, gagner un salaire, m'acheter une parcelle, puis construire une maison et m'y installer avec mon enfant, pour enfin être indépendante » Aujourd'hui, grâce à son indemnité de stage, elle peut aider son père, chez qui elle vit en attendant de pouvoir prendre son envol.

Aurélie est actuellement en stage chez Bolloré, dans le domaine de la mécanique automobile. Elle aime son travail, et souhaite vraiment faire de son mieux pour que ce complément de formation soit concluant, au point de décrocher un contrat plus tard.

Après la mort de son père, sa mère n'ayant aucune ressource pour lui venir en aide, elle s'est retrouvée dans la rue, tout juste âgée de 15 ans. « À la maison, raconte-t-elle, il n'y avait pas d'argent, il fallait se débrouiller pour trouver à manger, la situation était difficile, et j'ai préféré tenter ma chance ailleurs ».

Dans la rue, elle travaille plus ou moins sur les marchés, quand on veut bien lui confier une tâche rémunéré, et qu'on n'oublie pas de la payer. Devenue mère, elle parvient pas à subvenir aux besoins de son enfant. Après 3 ans de vagabondage, elle rencontre l'équipe mobile d'ASI, qui lui propose de l'aide.

La jeune femme se laisse alors guider. Elle participe aux sessions d'alphabétisation au sein de l'ONG, et renoue contact avec sa mère, a qui elle confit son enfant, pendant qu'elle entreprend une formation en mécanique.

Aujourd'hui, son indemnité de stage lui permet de participer aux dépenses de la famille, et un jour, avec son salaire, elle envisage de s'acheter une maison et d'envoyer sa fille à l'école.

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Esther a 19 ans. Lorsqu'elle a croisée l'équipe mobile d'ASI dans un Nganda de Pointe-Noire, elle était déjà dans la rue depuis quelques années. Orpheline de père, alors que sa mère attend son 3ème enfant, la situation familiale est très précaire . Pourtant, Esther avait espéré une amélioration lorsque sa mère s'était remarié, mais le nouvel époux finit par divorcer, et la famille compte désormais un enfant de plus.

Dans la rue, elle survit plus qu'elle ne vit. De petits boulots en débrouillardises, la jeune femme a du mal à assurer sa subsistance. Elle tombe enceinte à deux reprises.Commence alors l'angoisse quotidienne pour trouver de quoi nourrir tout ce monde. C'est à ce moment qu'Esther décide de quitter la maison. « Au moins, ça faisait une personne de moins à charge, se justifie-t-elle ».

Lorsqu'un jour elle rencontre l'équipe mobile d'ASI, c'est une véritable bouée de secours qui s'offre à elle. Avec l'aide de l'ONG, Esther s'engage dans une formation de peinture sur carrosserie à Tié- Tié, et rentre chez sa mère avec ses 2 enfants. Pendant les 23 mois qui suivent, la situation familiale reste difficile, faute de revenus. Mais Esther se concentre sur son CAP, et avec l'aide d'ASI, scolarise son fils aîné.

Aujourd'hui, l'avenir lui paraît plus serein. Bientôt diplômée, elle va pouvoir décrocher un stage qui lui permettra de gagner un peu d'argent, en attendant un contrat et un vrai salaire.

« J'aime ma mère, j'ai envie de l'aider, et si la formation est difficile car je ne gagne pas grand-chose, cela me permettra d'assurer à ma famille un avenir meilleur ». 

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Clarisse est une frêle jeune fille de 18 ans. Elle vient tout juste de rejoindre l'ONG ASI, après avoir vécu dans la rue, dans une extrême pauvreté, avec un bébé de moins d'un an.

De parents divorcés, elle a été scolarisée jusqu'en terminale à Brazzaville, chez son père qui abusait d'elle. Ne pouvant plus supporter cet inceste, elle fuit la capitale et tente de rejoindre sa mère à Pointe-Noire. Mais son beau père la rejette, l'accusant d'avoir séduit son père. Elle subit ses brimades et ses insultes, et la situation empire, d'autant plus que la jeune fille est enceinte de son amour de jeunesse.

Seule avec sa petite fille, Clarisse tente de survivre à Pointe-Noire, en vendant du charbon. C'est dans ce contexte de grande vulnérabilité, abandonné par le père de son enfant, fuyant son propre père et ignorée par sa mère, qu'elle rencontre l'équipe mobile d'ASI.

Pour la jeune femme, c'est un refuge qui se présente à elle. Grâce à l'ONG, elle bénéficie de soins, pour son enfant et pour elle-même. L'urgence pour l'heure, est de trouver une stabilité. La médiation familiale ayant échouée, Clarisse bénéficie d'une place dans la maison collective d'ASI avec sa fille, aujourd'hui âgée de 11 mois.

Elle rêve de passer enfin son baccalauréat, et de se former à la mécanique « j'adore les voitures, dit- elle avec un sourire malicieux, j'ai surtout hâte de savoir conduire, ça me fascine ».

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Agnès est une jeune femme réservée, mais déterminée de 23 ans. Mère de 2 jeunes enfants, elle a quitté sa famille alors qu'elle avait tout juste 16 ans, pour tenter sa chance dans la rue. « mes parents, explique-t-elle, étaient chômeurs, l'un comme l'autre, et nous n'avions pas de quoi manger à la maison ».

Mais la rue ne lui apporte pas les opportunités qu'elle espérait pour s'en sortir, et au contraire l'enfonce davantage dans la misère. L'équipe mobile d'ASI la rencontre dans la rue, ses 2 jeunes enfants affamés avec elle.

Grâce à la médiation familiale faite avec l'ONG, Agnès accepte de retourner vivre avec ses parents, et de s'engager dans un apprentissage. Tandis que sa mère prend en charge ses enfants, la jeune femme commence sa formation en couture. Elle décroche son CAP au bout de 2 ans, et entre comme apprentis auprès de l'association African Riddim, pour parfaire sa technique.

Appliquée et méticuleuse, la jeune femme surprend ses formateurs, qui l'encourage à ouvrir son atelier. Après quelques mois à s'exercer à l'utilisation d'une machine à coudre électrique, Agnès est désormais une couturière confirmée.

Aujourd’hui, l'ONG ASI et le personnel d'African Riddim l'aide à la mise en place de son atelier de couture, bientôt elle sera à son compte, avec l'association comme client régulier.

Agnès est enfin épanouie, son avenir est pleins de promesses. Bientôt elle pourra acheter une parcelle, et s'y installer avec ses enfants, tout en confectionnant des pièces pour la marque African Riddim.

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Judith a intégrée l'équipe de couturières d'African Riddim il y a quelques mois. Après 2 ans de formation en CAP Couture, elle s'essaye aujourd'hui à la machine à coudre électrique, une grande nouveauté qui sera forcément un atout le jour où elle s'installera à son compte.

A 21 ans, la jeune femme ne manque pas de caractère, malgré une difficile rupture familiale. Son père ne pouvant plus subvenir à ses besoins, l'avait renvoyé chez sa mère, où le mari de cette dernière ne souhaitait pas avoir à sa charge cette enfant qui n'était pas le sien. Aujourd'hui Judith vit seule. Elle paye son loyer avec la petite indemnité d'apprentissage qu'elle perçoit chez African Riddim.

Elle a rencontré l'équipe mobile d'ASI, alors qu'elle avait fuit la maison de sa mère, pour tenter sa chance dans les rues de Pointe-Noire. Elle avait espéré trouver du travail sur les marchés, comme elle faisait lorsqu'elle vivait auprès de sa mère, mais rien. Sans revenus, l'avenir lui paraissait bien sombre, jusqu'à ce qu' ASI lui propose une formation.

Elle a donc choisit la couture, mais a du passer par une phase d'alphabétisation au sein de l'ONG avant de se lancer. Aujourd'hui, rien de l'arrête, elle est déterminée à s'en sortir. Avoir réussis son CAP est déjà une grande étape de franchi, et son apprentissage chez African Riddim lui laisse entrevoir un avenir plus serein. « Quand je serai installée à mon compte, j'aimerai bien fonder une famille, avoue-t-elle »

Mais comme elle le dit, chaque chose en son temps, pour l'instant elle se concentre sur son ouvrage, et penchée sur ma machine à coudre, elle pense à son avenir, un sourire aux lèvres.

 

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